L'OEIL publie son rapport d'activité pour l'année 2019

Le bilan moral et le rapport financier 2019 de l'OEIL sont consultables en ligne.

 

 

Consulter le bilan moral 2019

Consulter le bilan financier 2019

 

 

Fin de programmation pluriannuelle 2015-2019 : un bilan encourageant

 

L’année 2019 a marqué la fin du second programme pluriannuel de l’OEIL. Ainsi un audit suivi d’un atelier prospectif, conduits par le cabinet Oréade Brèche, ont été réalisés afin d’apprécier le bilan et l’impact des activités de l’OEIL tout au long de son second mandat. L’audit conclut que les résultats attendus du cadre logique de l’OEIL sont globalement atteints. Il propose, en outre, une série de recommandations pour consolider le fonctionnement et l’efficience de l’Observatoire.

 

2019 en chiffres
 
 

 

Des troubles budgétaires et un fonctionnement perturbé

 

Face à un climat économique défavorable, le groupe international Vale a annoncé, en novembre 2019, la cession de ses parts dans l’usine du Sud courant 2020, conduisant ainsi Vale NC à réorienter sa stratégie et à émettre une réserve quant à son niveau de contribution financière à l’OEIL pour l’année 2020. Dans le même temps, la province Sud a annoncé une baisse de 5 millions CFP du montant de sa contribution. La SLN, quand à elle, a exprimé la volonté de revoir les modalités de son financement préférant des contributions à des projets concernant les régions où elle a ses activités plutôt qu’une subvention globale.

Ces incertitudes quant à son financement 2020 ont amené l’Observatoire à revoir son plan d’action 2019 en suspendant, voire en annulant, la réalisation des activités non engagées au 31 octobre et à reporter le vote du budget et du plan d’action 2020. Le recrutement du responsable du pôle système d’information a également été suspendu. Ce contexte a conduit à renforcer les recherches de partenariat supplémentaires avec des démarches de haut niveau (État, provinces, etc.) et à la constitution d'un groupe de travail dédié.

 

L’OEIL a 10 ans !

 

En 2019, l’Observatoire de l’environnement en Nouvelle-Calédonie a célébré ses 10 ans d’existence, l’occasion de lancer une campagne digitale pour rappeler ses missions de surveillance des milieux naturels et d’information auprès du grand public. En octobre, l'OEIL a également organisé une restitution du bilan de son activité à ses membres et partenaires lors d’une journée au parc provincial de la Rivière Bleue.

 

Le mot du président

 

André Vama,

président de l'OEIL , collège des populations locales (CCCE)
 
 
" L’Observatoire de l’environnement en Nouvelle-Calédonie a célébré en 2019 sa dixième année d’existence. Cet anniversaire a été l’occasion de faire le bilan du chemin parcouru et du travail accompli. En effet, il y a dix ans, nous avons créé l’OEIL pour répondre à un besoin immédiat d’information transparente et fiable, pour les populations du Sud, mais aussi les institutions, les communes, les associations de protection de l’environnement, et les autres acteurs économiques, alors que s’implantait dans le Sud le projet industriel et minier de dimension mondiale de Vale NC.
 
Au regard des objectifs qui lui étaient fixés et des moyens qui lui ont été donnés, les résultats des deux audits d’évaluation réalisés l’affirment comme moi : le travail est fait, et bien fait. Année après année, l’Observatoire dresse des diagnostics environnementaux, construit et optimise des outils de suivi, fournit aux décideurs la matière pour des prises de décisions éclairées, et informe la population.
 
Pourtant, alors que ce constat fait l’unanimité et que cet outil de suivi environnemental, unique sur le territoire, a été plébiscité par tous les acteurs rassemblés en octobre 2019 au Parc Provincial de la Rivière Bleue, à l’occasion de la célébration de ses 10 ans, l’OEIL est, aujourd’hui plus que jamais, menacé.
 
Pourtant, alors que l’expertise développée et les outils créés ont répondu à la demande des populations du Sud, et prouvé leur utilité aussi à l’échelle du Pays, l’Observatoire pourrait disparaître demain.
 
Pourtant, alors que nous devons aujourd’hui faire face à la menace grandissante du changement climatique, et que nous avons là un outil sur lequel le Pays tout entier pourrait s’appuyer dans l’adaptation nécessaire aux changements globaux en cours et à venir, on lui coupe les ailes.
 
C’est pourquoi j’en appelle à la bonne volonté de tous pour sauvegarder notre Observatoire de l’environnement et plus particulièrement nos décideurs politiques qui doivent lui assurer enfin une pérennité et une légitimé par voie réglementaire, au regard des services rendus au bénéfice de l’ensemble de la Nouvelle-Calédonie. Nous le devons aux générations futures, comme à nos anciens.
 
C’est là notre devoir, et notre responsabilité. "
 
 
 
Paroles du conseil scientifique

 

Bruno Fogliani,

vice-président du conseil scientifique de l'OEIL
 
 
Le conseil scientifique, au cours de ses travaux, a pu constater en 2019, alors que l’Observatoire fêtait ses 10 ans, de nombreuses contradictions. Bien qu’un audit récent fasse état de résultats solides, pertinents et convaincants soulignant l’importance et le caractère unique des missions de l’OEIL pour la société néo-calédonienne, une baisse drastique des ressources financières était annoncée pour son budget 2020.
 
Face à ce constat, les membres du conseil scientifique ont adressé un courrier aux instances décisionnelles de l’OEIL afin d’interpeler sur le fait que la gestion environnementale se doit d’être construite sur le long terme et ne peut être soumise aux fluctuations économiques ou politiques. Et d’insister sur le fait que la Nouvelle-Calédonie, où les enjeux sont énormes, a déjà beaucoup de retard concernant la bancarisation et l’analyse des données environnementales. Ce faisant, un ralentissement des activités de l’Observatoire accentuerait ce déficit et compromettrait les efforts d’analyse et de compréhension des impacts des activités anthropiques et des phénomènes naturels qui nécessitent des séries de données qualifiées dotées d’une profondeur historique importante.
 
En ce sens, il semble incompréhensible, pour le conseil scientifique, de mettre en veille le seul Observatoire environnemental du territoire, qui plus est lorsqu’il est reconnu performant et d’intérêt, au moment même où la Nouvelle-Calédonie doit s’inscrire pleinement dans les engagements internationaux en faveur d’une meilleure gestion de l’environnement.
 
Ces événements n’ont pas empêché le conseil scientifique de poursuivre son travail de fond et son engagement toute l’année, bien au contraire. Il a ainsi donné son avis sur les saisines dont il a fait l’objet et a participé activement aux réflexions sur la définition d’une stratégie concernant les diagnostics environnementaux dans les périmètres de Vale NC et de Thio sur la période 2020-2024 (incluant le plan d’action 2020). "
 
 

 

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