Philippe Usseglio-Polatera

Hydro-biologie | Philippe Usseglio-Polatera

Philippe Usseglio-Polatera est titulaire d’un doctorat d’écologie au cours duquel il a eu à retracer l'évolution écologique du Rhône à Lyon à travers l'évolution de son peuplement d’insectes Trichoptères et Ephéméroptères adultes échantillonné par piégeage lumineux pendant 25 ans. Il s'est ensuite attaché à formaliser de façon rationnelle toute l’information autoécologique sur les invertébrés aquatiques disponible de manière fragmentaire dans la littérature pour pouvoir l'exploiter de manière efficace et rigoureuse dans une interprétation plus fonctionnelle des variations spatio-temporelles des peuplements macrobenthiques en cours d’eau.

Professeur au sein de l’Université de Lorraine, ses travaux de recherche ont principalement cherché à successivement :

  1. vérifier les aptitudes des traits biologiques à renseigner de manière originale sur le fonctionnement d'un écosystème et à indiquer son niveau de dégradation;
  2.  tenter de valider certaines des hypothèses de fonctionnement écologique des cours d'eau sur la base des traits de vie de leurs communautés;
  3. définir une typologie fonctionnelle des invertébrés benthiques sur laquelle puisse se baser une évaluation simple de la diversité biologique;
  4. concevoir des outils de bioévaluation des cours d’eau applicables à différentes échelles d'observation (e.g. mésohabitat, station), qui permettent de renseigner sur la nature et l'intensité des perturbations anthropiques compte tenu de la sélection de traits qu'elles déterminent;
  5. intégrer ces outils dans des systèmes d'expertise écologique directement et facilement utilisables par les personnels en charge du suivi, de la conservation et/ou de la restauration des écosystèmes.


Philippe Usseglio-Polatera et son équipe ont notamment mis au point un nouvel indice multimétrique de bioévaluation des cours d’eau peu profonds (I2M2) basé sur le compartiment « invertébrés ». Ses traits biologiques ont servi également de support à un outil diagnostique complémentaire, qui, sur la base de modèles CTF (Conditional Tree Forest), calcule la probabilité d’impact de 16 types de pression physico-chimiques ou hydromorphologiques sur les peuplements invertébrés d’un cours d’eau dans des situations de multi-pressions.
Un de leurs objectifs actuels est de développer un outil de bioévaluation adapté aux caractéristiques propres des grands cours d’eau. Ils travaillent également à la construction d’un outil diagnostique « multi-compartiments » de l’état écologique des cours d’eau, qui associe à la valeur indicatrice du compartiment « invertébrés », les valeurs indicatrices complémentaires des compartiments « diatomées », « macrophytes » et « poissons » (convention Université de Lorraine/AFB). Ils cherchent également à mettre au point des outils de diagnostic précoce des effets des pressions multiples (notamment toxiques) basées sur les réponses du protéome d’un organisme modèle et à explorer les potentialités de l’ADN environnemental en tant qu’outil de bioindication des cours d’eau (ANR ECO-TS AquaDNA).

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