La centrale électrique de Doniambo

La centrale rejette, entre autre, du dioxyde de soufre dans l’air.

La centrale électrique de Doniambo est gérée par ENERCAL pour le compte de la SLN  (qui est propriétaire).

Cette centrale alimente essentiellement l’usine SLN et jusqu'à 10% de sa production alimente la distribution d'énergie publique (Nouméa). Elle est équipée de quatre groupes de 40 MW chacun dont la mise en service remonte au début des années 1970.

Le fonctionnement de la centrale

Cette centrale fonctionne au fioul lourd avec une consommation d'environ 280 000 à 300 000 tonnes-équivalent-pétrole par an. Ce fioul, qui contient du soufre, est utilisé comme combustible pour chauffer de l’eau jusqu’à la transformer en vapeur. La vapeur, sous-pression, fait tourner un énorme alternateur qui produit l’électricité. L’eau vapeur redevient liquide dans un condenseur, refroidi par de l’eau de mer.


Consommation en fioul lourd : 280 000 à
300 000 tep/an
Puissance : 160 MW
Production moyenne : 900 millions de kWh/an
Des pressions sur l’environnement

La centrale électrique de Doniambo émet du dioxyde de soufre (SO2), du dioxyde de carbone (CO2), des oxydes d’azote (NOx), des Composés Organiques Volatiles (COV) et des d’Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP) et des poussières.

Le SO2 peut être responsable de pluies acides. Le CO2 et les oxydes d’azote sont des gaz à effet de serre. Les oxydes d’azote, les COV et les HAP sont toxiques pour l’Homme et l’environnement (les populations vivant dans les zones d’influence des panaches et des retombées de ces émissions sont soumises à un risque sanitaire).Ces deux paramètres, tout comme les poussières, font l'objet d'une surveillance en continu par l'association SCALAIR. 

Les rejets d’eau de mer - chaude - menacent les coraux ; ils sont en effet sensibles à la température de la mer.

Par ailleurs, le fioul qui alimente la centrale est acheminé par bateau, ce qui génère du trafic maritime. Le trafic maritime exerce des pressions environnementales sur les milieux naturels. Le transfert du fioul et son stockage avant utilisation peut également être source de contamination.

Enfin, ce genre d’installation industrielle est constamment éclairée, ce qui est source de pollution lumineuse supplémentaire dans un environnement urbain déjà significativement éclairé.

Album

Sources
  • ENERCAL. Site internet d’ENERCAL, [En ligne]. http://www.enercal.nc (consulté le 10/02/2012 puis le 18/09/2018).
  • Y. Le Bars, E. Faugère, P. Menanteau, B. Multon, A. Riedacker, S. Velut. L’énergie dans le développement de la Nouvelle-Calédonie. Ed. IRD Editions, 2010.
  • Action Biosphère. Site internet d’Action Biosphère, [En ligne]. http://www.actionbiosphere.com/?p=552 (consulté le 21/02/2012).
  • DIMENC. Site internet de l'Observatoire de l'énergie en Nouvelle-Calédonie [En ligne]. http://www.observatoire-energie.gouv.nc/public/home/ (consulté le 18/09/2018).
  • CTME (Comité territorial pour la maîtrise de l'énergie). Note de présentation de la Programmation Pluriannuelle des Investissements de production électrique (PPI) de la Nouvelle-Calédonie sur la période 2016-2030. CTME, 2016. Site internet du CTME, [En ligne]. https://maitrise-energie.nc/sites/default/files/rapport_ppi.pdf (consulté le 18/09/2018).
  • Scal Air. Site internet de l'association Scal Air, [En ligne]. http://www.scalair.nc/ (consulté le 18/09/2018).