Un avis scientifique sur la côte Oubliée

Dans le cadre de la réflexion sur la mise en réserve de la côte Oubliée menée par la province Sud, l'avis du conseil scientifique de l'OEIL a été sollicité par les populations locales représentées au sein de l'OEIL. Ce dernier a rédigé une liste de recommandations qui a été présentée par l'OEIL à l'ensemble des acteurs impliqués dans le projet.

Une côte pas si oubliée

En 2014, les coutumiers d’Unia et de Borindi signaient un moratoire suspendant le développement minier de la côte Oubliée, aussi appelée Woen Vùù. Dans ce contexte, l’OEIL avait mené, en 2015, une étude visant à compiler l’ensemble des informations environnementales sur le secteur et à qualifier l’intérêt écologique de chaque bassin-versant. En 2018, le moratoire a été reconduit avec l’implication supplémentaire du district de Thio. En parallèle, la province Sud a entrepris une démarche de mise en place d’une protection sur la zone en consultant l’ensemble des acteurs concernés dont l’Observatoire. Les populations locales représentées au sein de l’OEIL (Comité Rhéébu Nùù) ont souhaité recueillir l’avis de son conseil scientifique. Objectifs ? Evaluer l'adéquation du périmètre et du niveau de protection proposé par la province Sud au regard des intérêts environnementaux de la zone et émettre des recommandations à l'autorité publique.

Des recommandations scientifiques

Le conseil scientifique de l’OEIL s’est appuyé à la fois sur les projets de cartes fournis par la province Sud et sur l’étude menée par l’OEIL en 2015. Le travail a consisté à croiser les contours proposés par la collectivité et les zones d’intérêts écologiques identifiés par l’Observatoire. A l'issue de ce travail, une note comportant les 10 recommandations émises par le conseil scientifique a été rédigée.

Certaines recommandations ont une portée générale :

  • intégrer le milieu marin dans le projet de protection ;
  • protéger le « cœur » de la côte Oubliée ;
  • conserver la continuité entre les milieux ;
  • définir un périmètre de protection selon des unités hydrologiques cohérentes ;
  • intégrer les secteurs d’intérêt écologique très fort à fort définis dans l’étude de l’OEIL ;
  • ajuster le niveau de protection des espaces selon les enjeux écologiques identifiés ;
  • acquérir des connaissances complémentaires sur les usages de la zone et la caractérisation écologique ;
  • assurer le maintien des connectivités entre l’ensemble des milieux, du sommet des bassins-versants aux récifs barrières, en mettant en place une protection à l’échelle de la zone entière.

D’autres concernent des points particuliers :

  • intégrer l’îlot Némou dans le projet de protection ;
  • intégrer les bassins-versants associés à la mangrove d’Unia et à la baie de Port Bouquet dans le projet de protection.

L’ensemble de ces propositions a été présenté aux acteurs intéressés (populations locales, mairies, province Sud, etc.) lors de réunions techniques ou publiques à Yaté, à Thio, et à Nouméa.

La définition du périmètre de mise en réserve par la province Sud est toujours en cours.

Ils ont pris part au projet

Conseil scientifique de l’OEIL ; DENV ; comité Rhéébu Nùù ; districts d’Unia, de Borindi et de Thio ; association Chavàà Xuà.

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